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| NOS COUPS DE CŒUR |
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Celui d'Agnès: Une bonne raison de se tuer de Philippe Besson Ed.
Julliard, Paris, France.
À Los Angeles, tandis que l'Amérique s'apprête à élire un nouveau président, Laura, en proie à une résignation qui semble insurmontable, et Samuel, dévasté par la mort de son fils, vacillent au bord du précipice, insensibles à l'effervescence de leur pays. Ils ne se connaissent pas. Leurs destins vont se croiser. Pourront-ils se sauver l'un l'autre ?
Roman de la mélancolie moderne, Une bonne raison de se tuerexplore le sentiment de vide dans lequel nous plonge la société contemporaine. Pour décrire cette solitude, ces liens de plus en plus distendus entre les individus, Philippe Besson porte une attention soutenue à ces gestes machinaux qui forment un quotidien insipide, souvent inepte. En s'attardant sur une même et unique journée (le jour de l'élection de Barack Obama, vécu par tous les Américains comme un événement historique important - peut-être l'anti-11 Septembre), il amplifie chaque détail, comme grossi à la loupe, et placé sous une lumière crue. Car, au fond, le lent écoulement du temps est tout ce qui reste aux personnages bouleversants de ce roman. Hommage au film d'Ettore Scola, Une journée particulière, auquel il fait écho, ce livre évoque en toile de fond une Amérique malade, mais son constat est bien plus vaste encore : le désespoir est, de toutes les menaces, la plus redoutable.
Philippe Besson, auteur, entre autres, de L'Arrière-saison,et de Retour parmi les hommesest devenu un des écrivains incontournables de sa génération.
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Celui de Jacqueline: Virginia et Vita de Christine ORBAN, éditions Albin Michel.
Christine Orban se penche sur l’année de création d’Orlando, fresque épique et fantasmagorique de Virginia Woolf, roman sur la construction de soi, l’acceptation de la dualité de la nature, et l’évolution des mœurs. « Longue lettre d’amour » à Vita Sackeville-West, aristocrate exubérante et auteur à succès, Orlando est une biographie sur 3 siècles d’un personnage de courtisan qui deviendra finalement femme, continuant à aimer les femmes. C’est aussi une réflexion que mène Virginia Woolf au travers de ce personnage, sur la vérité et sa description. Peut-on décrire avec justesse ? Les mots ne mentent ils pas toujours un peu ?
Christine Orban romance la biographie de Virginia Woolf et Vita Sackeville West. Avec ses mots, ses obsessions, elle nous livre son parcours de lectrice, d’admiratrice, ses interrogations de créatrice, elle s’interroge sur l’évolution de la maladie, la bipolarité de Virginia Woolf, elle questionne le sentiment amoureux, et par son biais, la découverte de qui l’on est, thème qui lui est cher. Elle nous plonge dans ce duo détonnant et dans toutes les barrières que la société met entre elles, et qu’elles se posent elles-mêmes : ce sentiment d’exclusion et cette fascination pour l’aristocratie chez Woolf, la fidélité à sa famille, et son hédonisme exacerbé pour Sackeville-West
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| Et celui ci... |
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MUFLE de ERIC NEUHOFF, éditions Albin Michel
Le narrateur découvre la jalousie et la trahison en lisant un SMS sur le portable de la femme de sa vie. A plus de cinquante ans, deux divorces et de grands enfants, il se retrouve en pleine confusion sentimentale, animé de sentiments violents et contraires, alternant passion, colère, souffrance, doute, tristesse, regret, panique. L'insomnie redouble sa fixation sur Charlotte, jolie blonde fantasque dont il n'a jamais su capter le mystère et qui le renvoie à ses ruptures précédentes. Anatomie d'une déliaison, portrait d'un homme qui rêve d'une idole qui se comporterait en femme fidèle, ce sont tous les sentiments, jérémiades, déni, impuissance, complaisance, avec lesquels il faut bien vivre.
Eric Neuhoff a déjà évoqué la jalousie, la passion la séparation, et la solitude dans Un bien fou, et Pension alimentaire.Comme l'Antoine Doisnel de Truffaut, il en suit les méandres de livre en livre, aux différents âges de la vie, avec cette même mélancolie, cette musique douce amère, cet effroi poli devant l'éphémère des sentiments et la répétition des comportements, l'autodérision qui mêle lucidité, cruauté, tendresse et obsession.
Né en 1956, journaliste au Figaro et à France Inter, Eric Neuhoff a obtenu le Prix des Deux Magots 1996 pour Barbe à papa, , le prix Interallié 1997 pour La petite Française, le Grand Prix du Roman de l'Académie française 2001 pour Un bien fou,(40000 ex vendus en librairie).
Il sera présent sur le plateau de La grande librairie du 2 février.
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